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29 jun

Dieselgate : Renault et Nissan accusés

Dieselgate : Renault et Nissan accusés


Serait-ce le retour d’un dieselgate ? 5 ans après le scandale des logiciels truqués chez le constructeur automobile allemand Volkswagen, c’est au tour de Renault et Nissan d’être accusés publiquement par un cabinet d’avocats de Londres de tricherie. Rappelons que l’affaire du Dieselgate de Volkswagen avait éclaboussé les marques Audi, BMW, Porsche ou encore Daimler, qui avaient également dû payer des amendes. Renault et Nissan sont-ils en danger ?
 

Renault et Nissan accusés de tricher sur les émissions de leurs moteurs

Un cabinet d’avocats du Royaume-Uni accuse Renault et Nissan d’utiliser un logiciel déjouant les tests sur la pollution des véhicules. C’est le cabinet Harcus Parker qui a annoncé dans un communiqué de presse avoir eu des informations avec notamment un document présentant que 100 000 Nissan Qashqai à moteur essence avaient en réalité des émissions 15 fois supérieures à la norme. Mais ils ont également obtenu des données qui indiquent que 1,3 million de véhicules diesel et essence des marques automobiles Renault et Nissan seraient équipés de logiciels truqueurs. « Ce sont des véhicules qui pourraient et devraient respecter les règles européennes sur la qualité de l'air, mais plutôt que de dépenser plus en recherche et développement, Renault et Nissan semblent avoir pris le même chemin que Volkswagen et Mercedes et ont décidé de déjouer les tests », selon le cabinet. Ce dernier est déjà en action contre Mercedes qu’il accuse également d’utiliser des logiciels truqueurs

nissan qashqai
 

Les clients victimes pourraient réclamer une indemnité de 5500€

Le cabinet encourage les clients concernés à déposer plainte et demander une indemnisation qui pourrait s’élever à 5000 livres (soit 5500€), justifiée par le prix gonflé de la voiture qui en réalité vaut moins puisque la consommation est faussée. Pour rappel, des clients de la marque Volkswagen ont eu gain de cause suite à l’affaire du Dieselgate où la marque Allemande avait dû avouer utiliser des logiciels qui truquaient les émissions de CO2 de ses moteurs. Au Royaume-Uni notamment, de nombreux clients ont été reconnus comme victimes au mois d’avril, et toucheront prochainement des indemnités d’un montant encore inconnu.
 

Défense de Renault et Nissan

Le constructeur Renault s’était déjà défendu face à des accusations de tricheries auquel il avait répondu qu’aucun logiciel ne faussait les émissions mais que le système qui mesurait la pollution sur ses moteurs n’était pas assez efficace et serait remis à jour. Nissan conteste également l’utilisation de logiciels truqueurs : « Nissan n'a pas utilisé et n'utilise pas des logiciels truqueurs dans les voitures que nous fabriquons et tous (nos) véhicules respectent parfaitement la législation sur les émissions », explique le constructeur japonais. Les constructeurs automobiles veulent se défendre, et pour cause, Volkswagen a déjà payé 30 milliards d’euros de sa poche pour les indemnités des différents pays où des véhicules étaient concernés. 

Le cabinet d’avocats Londonien est donc en attente de clients potentiellement concernés par ces moteurs polluants. Si un nombre important se manifeste, Nissan et Renault feront certainement face aux tribunaux et cela pourrait bien révéler des surprises… Affaire à suivre.

 

 

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